Aujourd’hui, je ne suis pas content, je viens de croiser des gens qui font la tronche. Ils sont de mauvaise humeur constamment. Pire, ils n’ont pas un gramme d’humour. En gentleman positif, j’ai envie de leur dire qu’ils ont tort et que ces arts de vivre sont hyper importants.

Les variations de l’humeur et du tempérament étaient dues à ces fluides corporels

En tant « humourologue » d’entreprise, j’ai envie de partager ma science. Savez-vous l’origine du mot humour ? (Si vous trouvez, vous gagnerez le droit de porter un nez de clown !). Étymologiquement, il vient du mot « humeur » qui désignait initialement les liquides présents dans les organismes vivants (sang, salive, bile, etc.). En effet, les savants comme Hippocrate (il y a seulement 2000 ans !) pensaient que les variations de l’humeur et du tempérament étaient dues à ces fluides corporels. Il faudra attendre 1643 pour que le mot « humeur » prenne un sens que l’on donne actuellement au terme « humour ». Le grand Corneille, déclama alors “Cet homme a de l’humeur”.

Je m’asperge des pensées positives de la journée

Pour revenir à mes moutons souriants, j’applique tous les jours, ou presque, la bonne humeur et un bon zeste d’humour positif. Au gré de mes intuitions, je passe du temps avec un antidépresseur naturel : mon chat. Je me balade en observant tout ce qui m’amuse, j’essaye d’être dans l’instant présent, je chante « Y’a de la joie ». Je me regarde dans un miroir d’ascenseur en me faisant des grimaces avant un rendez-vous stressant, je souris à mes clients… Et le soir avant de rejoindre mon compagnon Morphée, je m’asperge des pensées positives de la journée. Loin d’être un roi de la bonne humeur, je réussis à ne pas sombrer dans la morosité actuelle ou même certains jours à être dans un état paradisiaque.

« la bonne humeur fait baisser la tension ainsi que la glycémie et permet une plus grande résistance… »

Comme je cultive ces états d’être, je conforte les propos du professeur de psychiatrie Michel Lejoyeux (ce n’est pas une blague ou un argument marketing, c’est vraiment son nom !) qui raconte dans Psychologie magazine que: « la bonne humeur fait baisser la tension ainsi que la glycémie et permet une plus grande résistance aux infections, élimine le stress… ». Plus loin de chez nous, une grande étude publiée dans l’International Journal of Psychiatry in Medicine va dans ce sens. Ces chercheurs ont suivi pas à pas pendant sept ans 53 500 personnes (des tristes, des sérieux, des constipés, des rigolos…). Sven Svebak et ses collègues de l’université des sciences et technologies de Norvège concluent que les gens qui pratiquent régulièrement l’humour positif ont une espérance de vie … d’au moins 20%  à la moyenne.
Fort de ces atouts, je projette de vivre au moins 100 ans en excellente santé. Comme j’ai encore 35 heures de boulot, je vais jeter toutes mes pensées négatives, mes relations toxiques, ma télé, scotcher la bouche de ma voisine et ses rumeurs… Je vais créer un mouvement : Le PS, le Parti du Sourire !

À bientôt, optimistes de la vie et n’oubliez pas de rire de… votre mauvaise humeur ! 

A bientôt peut-être aussi lors d’une de mes formations (les prochaines sont à Rennes les 15 et 16 mars et Paris les 5 et 6 avril) ou sur agenda.

Pour en savourer plus