La vie est truffée de bons moments et de réussites. On se félicite de ses succès. Notre égo est aux anges. Il se pavane dans le paradis terrestre. Par contre, quand des échecs sonnent à notre porte, on se flagelle, on déprime ou on accuse la terre entière de nous avoir infligé ce douloureux calvaire. Et si nos échecs étaient salutaires ?

Le succès : 1% de votre travail,  99% de ce qu’on peut appeler échec.

Ils seraient même un mal nécessaire, une façon de rebondir, de trouver des idées géniales. Oh, là je sens des lecteurs quitter mon site pour passer à des sites d’assurances vie où l’on parle de gains. Mes propos ne sont pas des balivernes. Certains grands bâtisseurs ou penseurs sont 100 % d’accord avec moi. Soichiro Honda, le créateur de la célèbre marque de motos s’y connait en échecs. Avec philosophie, il raconte que : « Beaucoup rêvent de succès. À mon sens, le succès ne peut être atteint qu’après une succession d’échecs et d’introspections. En fait, le succès représente 1% de votre travail qui comporte lui, 99% de ce qu’on peut appeler échec. ». Le grand cuisinier de la vie qui rate des plats se reconnait bien dans cette citation de Truman Capote : « L’échec est l’épice qui donne sa saveur au succès. ».

Beaucoup de grands entrepreneurs sont des experts en échecs.

En général, on supporte plus d’échecs que de réussites. Le tout est de se relever afin de ne pas finir handicapé avec des pensées qui nous immobilisent.
Beaucoup de grands entrepreneurs sont des experts en échecs. Avant de décoller dans ses affaires, Richard Branson de la multinationale Virgin a essuyé de nombreux revers. Il a connu la case prison. Il a fait faillite avec Virgin Cola. Il a enterré sa marque de robes de mariés. Il a vu se crasher son avion spatial… Bref, lui qui le premier a traversé l’Atlantique en ballon gonflable, est devenu milliardaire. Il est loin de ces hommes qui se dégonflent !

« Les succès peuvent endormir. Il faut apprendre à les gérer et à les analyser »

Le philosophe Charles Pépin (daté du 22 septembre 2016) raconte au Figaro « Les succès peuvent endormir. Il faut apprendre à les gérer et à les analyser, pour bien les comprendre et ne pas tomber de haut si cela s’arrête ».
Sur ces belles paroles, je vous laisse, je dois me réveiller. Je suis en train de vivre un bide, un fiasco, un désastre, une faillite, un flop, un krach, un naufrage. Je suis aux prises avec un terrible typhon. J’ai perdu des centaines de lecteurs qui sont partis à la concurrence. On ne m’aime plus ! C’est décidé, je vais vous parler de tristesse la prochaine fois. Ou plus radical, je vais me couper la langue. Je ne vous embêterai plus avec mes maux.
Rassurez-vous, je plaisantais, ou je délirais pour attirer les jeunes. Tout mon laïus pessimiste était faux. Je me suis bien défoulé avec mon égo larmoyant. Maintenant, je repars vers la route du succès. J’ai rendez-vous chez mon psy pour m’extirper un doute qui est coincé au fond de ma gorge 

A bientôt pour discuter de vos échecs… qui sont mat ! Ou lors d’une de mes formations ou sur le site lesmotssereveillent.fr.

Pour en savourer plus :
Un livre : Charles Pépin, Les vertus de l’échec, Ed. Allary
A voir : un extrait du journal de France 2 avec Charles Pépin