Je l’entends depuis des lustres, l’humour ne fait pas bon ménage en entreprise. Certaines personnes aussi optimistes que des consommateurs de neuroleptiques me disent même que c’est contre-productif ou que c’est poison. Moi, je rigole car je suis sûr de mon coup (ou coût, car c’est hyper-performant !).

Modéliser une entreprise type qui marche

En témoigne une étude d’Isaac Getz, professeur en psychologie et management mondialement connu et auteur d’un superbe livre : L’entreprise libérée. Ce monsieur et son équipe ont envisagé de modéliser une entreprise type qui marche. Pour arriver à leurs fins, ils ont pris leur bâton de pèlerin et parcouru la planète de San-Francisco à Pékin en passant par Londres. Ils ont même projeté de se rendre en Corée du Nord. Mais comme leurs dirigeants n’ont pas le même sens de l’humour, ils ont abandonné !

Une entreprise qui marche avait en son sein une majorité de salariés souriants

Ils étaient sûrs de produire un modèle déclinable. Les mauvaises langues parlaient même de prix Nobel de l’économie, de fortune assurée. Eh bien, ces chercheurs sont revenus complétement déprimés, prêts à jeter leurs convictions dans la Bourse en plein « Lundi noir » ! Ils ont concédé qu’il n’y avait pas de modèle. Par contre ils ont constaté que dans tous les cas une entreprise qui marche avait en son sein une majorité de salariés souriants. De plus, ces gens étaient détendus et l’humour faisait partie de leur quotidien. L’humour n’est pas seulement un outil, c’est aussi un baromètre qui nous renseigne sur l’état de santé et le bon fonctionnement d’un milieu de travail. En grand « humourologue d’entreprise », je dirais même que cet art de vivre devrait être remboursé par la Sécurité sociale. Là, je sais, je me fais des ennemis auprès des laboratoires de médicaments.

Humour est synonyme d’efficacité, de performance

Dans un autre domaine, la très officielle Agence nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (Anact) rappelle dans une étude que la moyenne de l’absentéisme en France est de 17 jours par an et par salarié. Cette pandémie a même augmenté de trois jours en l’espace de quelques années. Ces absences coûtent aux entreprises plus de 6 milliards d’Euros ou 1 000 € par employé chaque année. Dans près de 37 % des cas, le responsable est le stress. La même institution révèle qu’en améliorant le bien-être et en introduisant un zeste de détente, de rire… on réduit de 15 % cet absentéisme. Oui, humour est bien synonyme de performance. Je rêve, mais on peut imaginer des salariés désirant à tout prix se vendre sur leur lieu de travail car ils savent qu’ils vont rire en travaillant tout en étant sacrement efficaces. Et dans un même temps, à 18 heures, partir à reculons… car l’ambiance est joyeuse et ressourçante !

Bon ce n’est pas tout, je cours acheter des nez de clown pour les offrir à mon contrôleur des impôts qui ne comprend pas que je peux gagner de l’argent avec l’humour. À quand une déclaration des revenus avec une case : revenus provenant de l’utilisation de l’humour positif ! Optimistes de la vie, n’oubliez pas cette citation d’Alphonse Allais : « Méfiez-vous des gens qui ne rient pas. Ce ne sont pas des gens sérieux. »

À bientôt, optimistes de la vie et n’oubliez pas de rire de… votre mauvaise humeur ! 

A bientôt peut-être aussi lors d’une de mes formations ou ateliers (l’optimisme en action les 3 et 23 mai de 18h à 21h à Paris, L’humour au service de l’efficacité de 9h30 à 17h30 à Paris…)  ou sur agenda.

 

Pour en savourer plus

> Un site avec une vidéo avec des explications d’Isabelle Barth, professeur en management : oui l’humour est un levier de performance dans l’entreprise !

> Des livres :

> Un film : Alexandre Charlot et Franck Magnier, Les têtes de l’emploi.