« I’m singing in the rain, Just singing in the rain. … ». Rassurez-vous, je ne fais pas une pub pour une marque de parapluie ou pour des casseroles pour apprenti chanteur. Tout simplement, j’adore le passage optimiste de cette comédie musicale : Chantons sous la pluie où Gene Kelly chante sous une pluie battante. Je trouve que c’est l’un des films les plus positifs qu’Hollywood nous ait offert.

Après la pluie vient le soleil

Il fallait oser, chanter et faire des claquettes dans des trombes d’eau. Consciemment ou symboliquement, l’acteur exprime la joie alors que les conditions météo étaient plus propices à la gaité pour des limaces ou des crapauds. Ok, Gene Kelly est réjoui… il vient d’embrasser une belle fille. Le film résume parfaitement l’adage « après la pluie vient le soleil ». Et comme l’écrit un journaliste de Télérama « C’est le syndrome de Stendhal du cinéma : devant cet éblouissant joyau, on en tomberait presque évanoui… de bonheur ! »
Cependant, pour beaucoup d’entre nous, la pluie est synonyme de… malheur ! Notre météo interne ne voit que les gouttes froides qui tombent sur nos neurones déprimés. Pire, 70 % des Français selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris-Match et Sud Radio, de septembre 2016, se disaient pessimistes face à l’avenir pour eux et leurs enfants, 30 % seulement étaient optimistes.

Une zone de l’optimisme dans le cerveau

Pour ma part, quand je reçois une mauvaise nouvelle qui va me faire sombrer dans un long tunnel, j’abdique. Certains pensent déjà que je bois, que je fume ou que je me drogue avec un antidépresseur made in France. Pas du tout, mon truc à moi est d’aller, si possible, me coucher ou me balader dans une belle campagne. Je respire dans tous les sens du terme, je chante, je fais les cent pas…Bref je laisse mon mental se refaire une santé. Revenu frais comme un enfant joyeux, je me balade sur le net (c’est moins fatiguant pour les pieds !). J’ai lu un article intéressant sur le site Bien être et santé.

Le mésencéphale, juste derrière les yeux, et s’active sous l’influence de nos pensées positives

Un journaliste raconte qu’en « 2007, des neuroscientifiques new yorkais ont mené une étude prouvant qu’il existe une zone de l’optimisme dans le cerveau que l’on peut muscler au même titre que ses biscotos. Cette zone se situe dans le mésencéphale, juste derrière les yeux, et s’active sous l’influence de nos pensées positives… ».
Je vous quitte, je vais vite acheter de nouvelles lunettes qui ne voient que des choses positives. Dernière nouvelle, j’ai fait tous les opticiens de la ville. Rien ! On pense que je suis myope ! Et il commence à pleuvoir !
Ah oui, je ne vous l’ai pas dit, j’ai trouvé une citation de Sénèque : « La vie ce n’est pas d’attendre que l’orage passe c’est d’apprendre à danser sous la pluie ». Oh là, là, il y a du plagiat dans l’air. Les descendants du philosophe devraient porter plainte contre le réalisateur de Chantons sous la pluie !
A bientôt avec un parasol pour se protéger des bonnes nouvelles en trop grand nombre.

Pour en savourer plus :

Un livre : Shawn Achor, Comment devenir un optimiste contagieux, éditions. Belfond

Un site : Bien être et santé

Un extrait du film Chantons sous la pluie